05.12.2008

SPONSORS MAILLOTS

Le maillot de foot à moins la cote en Europe

[28/11/08] article de http://www.lesechos.fr

Malgré une baisse de 4 % des investissements dans les cinq grands championnats européens, les partenaires principaux des clubs de football restent pour le plus grand nombre issus du secteur banque-assurance.

 

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Dans son dernier rapport sur le sponsoring maillot en Europe, l'agence Sport + Markt pointe une baisse globale de 4 % pour les cinq grands championnats européens par rapport à la saison 2007-2008. Le montant total des investissements s'élève à 351 millions d'euros en 2008-2009 contre 366 millions la saison précédente. « Il s'agit de la première chute en dix ans », soulignent les auteurs du European Jersey Report. La tendance est toutefois inégale selon les pays. Alors que la Ligue 1 française et le Calcio italien restent stables, la Bundesliga allemande progresse sensiblement, avec un montant moyen par club de 5,7 millions d'euros, devançant désormais la Premier League anglaise.

80,7 millions d'euros

Le gros de la baisse provient en réalité de l'Espagne où le montant total du sponsoring diminue de près de 20 %, à 42,2 millions. Dans plusieurs compétitions cependant, des clubs n'ont pas de partenaire principal. Si pour le FC Barcelone, qui a offert sa tunique à l'Unicef, il s'agit d'un choix philosophique, ce n'est pas le cas du Deportivo La Corogne et de Santander, comme en Angleterre, de Aston Villa, West Ham et de West Bromwich Albion.

Paradoxalement, « malgré la crise, le secteur financier et des assurances reste le principal bailleur de fonds des engagements sponsoring en Europe. Avec 38 sponsors maillot dans les six principaux championnats européens [les cinq cités plus la Hollande, NDLR], ce secteur reste le plus gros investisseur, avec un montant de 80,7 millions d'euros. Si l'on compare cette somme avec celle de la saison passée, on constate une perte de moins de 3 millions d'euros », indique Harmut Zastrow, membre du directoire de Sport + Markt. « Le sponsoring sportif ne souffre pas autant que la publicité classique. L'attractivité de la plate-forme de communication qu'il constitue et l'intérêt toujours aussi fort suscité par le sport et le football en particulier en sont les raisons », ajoute-t-il. Pour le futur, ce dernier ne pressent qu'un glissement vers d'autres secteurs, comme l'industrie du pari.

Concernant la France, « si les entreprises comprennent que le sponsoring est bien un moyen de générer un impact puissant sur des cibles précises, le marché hexagonal pourra rattraper son retard sur l'Allemagne », analyse Olivier Michel, responsable du bureau parisien de l'agence.

P. B

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