26.12.2008

LA CRISE ET LE FOOTBALL

La Fédération internationale de football ne connaît pas la crise

 

La situation financière très confortable de la FIFA , devrait se prolonger, le budget de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud étant déjà bouclé. Son président, Sep Blatter, redoute en revanche les effets de la crise financière sur les clubs: pertes de sponsors, de droits télévisés...Il se dit prêt à les soutenir.     

La Fédération internationale de football (FIFA) est pour l'instant préservée de la crise économique mondiale, a déclaré son président, Joseph Blatter, dimanche à Tokyo en marge du Mondial des clubs. "Nous avons la chance que notre situation financière soit pour l'instant très confortable", a déclaré M. Blatter, en précisant que la FIFA possédait plusieurs millions de dollars de réserve. "Nous pouvons regarder devant nous avec optimisme, mais pas un optimisme béat", a ajouté le président.

La grande partie des revenus de la FIFA provient de l'organisation de la Coupe du monde tous les quatre ans. Ainsi, la FIFA s'est déjà couverte pour les deux prochaines Coupes du monde (2010 et 2014), à hauteur de 650 millions de dollars (514,6 millions d'euros), en cas de report ou d'un éventuel changement du pays organisateur.

  

Quant au budget de la prochaine Coupe du monde, qui se tiendra en 2010 en Afrique du Sud, la FIFA dit l'avoir bouclé à hauteur de 95 %.  

Les clubs dans une situation plus difficile

M. Blatter a ensuite évoqué la situation plus difficile des clubs, face à la crise a sur eux. "Nous sommes concernés par l'impact de la crise sur les clubs", a-t-il ajouté. "Certaines Ligues ont perdu leurs sponsors, puis leurs droits TV. Nous devons nous montrer solidaires en ces temps troublés. Sir Alex Ferguson (son manager) a dit récemment que Manchester United était affecté par cette crise, et Karl Heinz Rummenigge (son président) a expliqué que le Bayern Munich ne serait pas en mesure d'acheter des joueurs cet hiver".

Sur longue période malgré tout, la principale manne du football, les droits TV, ont explosé. Ainsi, le dernier Euro qui s'est tenu en juin dernier en Suisse et en Autriche, a rapporté 800 millions d'euros... contre 50 millions pour l'Euro de 1996.   

De quoi inciter à tout faire pour ne pas tarir la source. "Quoiqu'il arrive, j'ai dit aux membres du comité exécutif (de la FIFA) que nous devions nous montrer solidaires en cette période de crise et aider ceux qui en avaient le plus besoin", a assuré Sep Blatter. (Source AFP)

 

Article du site http://www.lesechos.fr

 

Dans le monde amateur, cette crise financière pourrait avoir des conséquences sur le montant des subventions publiques (collectivités territoriales, CNDS…), des partenariats privés et les projets de construction ou de rénovation des infrastructures des clubs. Par ailleurs, cela pourrait aggraver encore la situation du bénévolat dans nos clubs : moins d’engagement, moins de renouvellements…

Par conséquent, face à cette crise, nous devrons trouver d’autres moyens et réorganiser les clubs :

- Ouvrir le club sur son environnement

- Renforcer les liens avec les partenaires afin de mutualiser les compétences, les infrastructures, les ressources humaines et matérielles

- Mieux communiquer sur nos actions pour convaincre les partenaires de nous soutenir,

- Organiser l’implication des parents (défini lors de l’adhésion du licencié)

- Soulager « matériellement » les bénévoles

- Apporter plus de reconnaissance aux bénévoles

- Professionnaliser le club en profitant des contrats aidés dans un objectif de développement d’actions diverses (stages de foot, recherche de partenaires, de subventions, communication…)

 

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